Recréer une artillerie française en 1945 : la part belle à la récupération

En 1945, le réarmement souhaité par le gouvernement provisoire de la République française est resté inachevé. Faute des livraisons attendues et de filière industrielle fonctionnelle, seuls quelques stocks africains et la récupération de matériel adverse ont constitué une alternative. À travers l...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/rha,
Auteur principal: Weiss, Stéphane
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Revue historique des armées 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:En 1945, le réarmement souhaité par le gouvernement provisoire de la République française est resté inachevé. Faute des livraisons attendues et de filière industrielle fonctionnelle, seuls quelques stocks africains et la récupération de matériel adverse ont constitué une alternative. À travers l'exemple de l'artillerie, cet article montre comment la récupération s'est mise en place dès l'automne 1944, par convergence des aspirations du gouvernement provisoire et de réseaux décentralisés issus de la Résistance. Avec une ampleur inattendue, près de 350 pièces, de calibre supérieur ou égal à 75 mm, ont été réemployées avant le 8 mai 1945. Ne constituant qu'une solution temporaire, ces pièces ont néanmoins permis au gouvernement français de disposer d'une artillerie sur les fronts secondaires de l'Atlantique et des Alpes, sans trop ponctionner les ressources de la 1re armée française, dirigée vers l'Allemagne et gage du rang de la France parmi les nations victorieuses.