Un ennemi du général de Gaulle au temps de la Fance libre : le capitaine de vaisseau Raymond Moullec
Certains des Français qui ont rejoint le général de Gaulle après le 18 juin 1940 sont devenus, par la suite, ses adversaires. Si leurs motivations ont été diverses et leur nombre modeste, grande fut leur capacité de nuisance. Étant au cœur du mouvement gaulliste, ils étaient soutenus par les Britann...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
|---|---|
| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Veröffentlicht: |
Revue historique des armées
2013
|
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Certains des Français qui ont rejoint le général de Gaulle après le 18 juin 1940 sont devenus, par la suite, ses adversaires. Si leurs motivations ont été diverses et leur nombre modeste, grande fut leur capacité de nuisance. Étant au cœur du mouvement gaulliste, ils étaient soutenus par les Britanniques lorsque ces derniers étaient exaspérés par le général de Gaulle ; c’est à dire souvent. De l’automne 1940 au printemps 1942, le plus vif de ces affrontements oppose le chef de la France libre au commandant de ses forces navales, le vice-amiral Émile Muselier devenu volens nolens le chef de file de ces opposants. Aux côtés de l’amiral, son chef d’état-major, le capitaine de vaisseau Raymond Moullec est resté dans une ombre imméritée. Les relations entre le chef de la France libre et la nébuleuse de ses opposants dégénèrent en conflits, qu’il s’agisse de l’affaire de Dakar, de la querelle des services secrets, de l’arrestation de l’amiral par les Britanniques, du Comité national français ou du « complot » nouéautour de l’amiral à son retour de Saint-Pierre et Miquelon en mars 1942. |
|---|