L’image officielle du soldat allemand pendant la Grande Guerre
Produite par la Section photographique de l’armée, l’image officielle du soldat ennemi, et principalement allemand, répond aux besoins spécifiques de la propagande par l’image organisée par la France en 1915. Ce front inédit répond à des nouveaux codes édictés par les exigences diplomatiques du mome...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue historique des armées
2012
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Produite par la Section photographique de l’armée, l’image officielle du soldat ennemi, et principalement allemand, répond aux besoins spécifiques de la propagande par l’image organisée par la France en 1915. Ce front inédit répond à des nouveaux codes édictés par les exigences diplomatiques du moment. Cet article s’intéresse à la manière dont la France « fabrique » la représentation de son principal ennemi, entre 1915 et 1919. Celle-ci s’appuie majoritairement sur des clichés de soldats allemands prisonniers, faire-valoir de la victoire, exposés tels des trophées. La portée de l’image de la captivité va bien au-delà de l’humiliation de l’ennemi dépourvu de ses attributs de soldat. En effet, le discours officiel s’appuie aussi sur les photographies des destructions provoquées par les obus allemands ou bien, plus rarement, sur le corps sans vie de l’ennemi. L’ensemble fournit une représentation que la France instrumentalise dans sa bataille contre l’Allemagne, sur le front de l’image. En définitive, la représentation officielle de l’ennemi ne se cantonne pas à sa seule production, elle s’accompagne d’un contrôle et d’une diffusion organisée des images, en France ou à l’étranger, notamment via l’élaboration d’albums thématiques aux titres évocateurs pointant du doigt la « barbarie » des ennemis de la France. |
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