La puissance aérienne dans la guerre du Rif

Dans les conflits insurrectionnels qui suivent la Première Guerre mondiale, les fondamentaux du combat contre-insurrectionnel que ce sont la réactivité, la mobilité et la prise d’initiative, sont amplifiés par l’apparition de l’aviation devenue, depuis 1923, officiellement la « 5e arme » de l’armée...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/rha,
Yazar: Krugler, Gilles
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue historique des armées 2012
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Dans les conflits insurrectionnels qui suivent la Première Guerre mondiale, les fondamentaux du combat contre-insurrectionnel que ce sont la réactivité, la mobilité et la prise d’initiative, sont amplifiés par l’apparition de l’aviation devenue, depuis 1923, officiellement la « 5e arme » de l’armée française. Cette évolution d’un type de combat souvent qualifié d’irrégulier est perçue de manière particulièrement forte lors de la guerre du Rif, où la doctrine de la « tâche d’huile », promue par Lyautey, trouve en partie ses limites face aux discours cultuels et sociaux développés par Abd el-Krim. Développé et propagé par le colonel Paul Armengaud, commandant et organisateur de l’ensemble de l’aéronautique au Maroc, lors des opérations contre les Rifains, l’emploi tactique et coordonné de l’aviation, en appui direct des troupes au sol se révèle l’un des facteurs clés d’abord de la défense des unités terrestres françaises avant de permettre leur rétablissement et la reprise de l’initiative face aux troupes du chef berbère. Formalisé, en 1928, dans un ouvrage intitulé Quelques enseignements de la campagne du Rif en matière d’Aviation, l’expérience d’Armengaud sert plus tard de fondement aux premières théories françaises en matière d’appui tactique et de bombardement d’assaut à la veille de la Seconde Guerre mondiale.