« Une mort sans gloire » ?
Parfois stigmatisé par certains gouverneurs militaires servant dans la péninsule, le service de la gendarmerie d’Espagne n’en a pas moins été éprouvant pour les corps et les âmes. Les 900 gendarmes décédés par-delà les Pyrénées font de la guerre d’Espagne la campagne napoléonienne la plus meurtrière...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
Revue historique des armées
2010
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Parfois stigmatisé par certains gouverneurs militaires servant dans la péninsule, le service de la gendarmerie d’Espagne n’en a pas moins été éprouvant pour les corps et les âmes. Les 900 gendarmes décédés par-delà les Pyrénées font de la guerre d’Espagne la campagne napoléonienne la plus meurtrière pour la gendarmerie. Avec la moitié de leurs pertes concédée au feu, les escadrons sont plus sévèrement frappés que le reste des armées impériales, infirmant l’image d’Épinal d’une arme exclusivement destinée à réprimer les excès de la soldatesque en campagne. L’étude de la mortalité permet de faire apparaître la précarisation matérielle des militaires de l’Arme – notamment des sous-officiers, gradés et gendarmes –, mais aussi l’aguerrissement des insurgés, la montée en puissance de leur armement et le recul de l’influence française dans la péninsule. Au final, bien plus qu’un simple aspect comptable et statistique, l’analyse de la mortalité des escadrons d’Espagne s’impose comme un formidable révélateur des conditions de vie et des évolutions d’un conflit. |
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