Enjeux et rivalités politiques franco-britanniques : le plébiscite de haute Silésie (1921)
En vertu de l’article 88 du traité de Versailles, un plébiscite doit avoir lieu en haute Silésie, pour décider de l’appartenance de cette riche région minière à l’Allemagne ou à la Pologne. Aux rivalités entre Polonais et Allemands s’ajoutent celles entre Français et Britanniques qu’opposent des vis...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
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Revue historique des armées
2009
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | En vertu de l’article 88 du traité de Versailles, un plébiscite doit avoir lieu en haute Silésie, pour décider de l’appartenance de cette riche région minière à l’Allemagne ou à la Pologne. Aux rivalités entre Polonais et Allemands s’ajoutent celles entre Français et Britanniques qu’opposent des visions géopolitiques divergentes. L’urgence du plébiscite se fait d’autant plus sentir que sur place, la force d’interposition internationale, composée de contingents français et italiens, auxquels se joignent des troupes britanniques, a le plus grand mal à venir à bout des insurrections allemandes et polonaises. Ces troubles attisent la mésentente franco-britannique, Londres accusant le général français Le Rond, président de la Commission interalliée, de favoriser la partie polonaise. Les négociations franco-britanniques sont laborieuses, avant comme après le plébiscite de mars 1921, qui est remporté par la population allemande. Face à l’échec des pourparlers, la décision est prise de confier la question à la Société des Nations. Il ne s’agit en fait que d’une manière de continuer les négociations franco-britanniques sous le couvert de l’organisation internationale. Un compromis est finalement trouvé, avec le partage de la haute-Silésie dont la Pologne reçoit la partie la plus riche mais les rancœurs restent profondes. |
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