L’action des attachés militaires français à Bucarest et leur perception de l’armée roumaine pendant la guerre froide (1948-1975)
Les attachés militaires français en Roumanie, présents pendant la guerre froide de 1948 à 1950 puis de 1958 à 1989, n’ont pas laissé d’abondantes archives mais les textes conservés permettent de se faire une idée précise tant de leur travail que des forces armées roumaines. Considérés en ennemis, pr...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue historique des armées
2012
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les attachés militaires français en Roumanie, présents pendant la guerre froide de 1948 à 1950 puis de 1958 à 1989, n’ont pas laissé d’abondantes archives mais les textes conservés permettent de se faire une idée précise tant de leur travail que des forces armées roumaines. Considérés en ennemis, privés d’accès aux informations fiables, en permanence surveillés et suivis, ils sont obligés de se fonder en permanence sur leurs propres observations, souvent entravées par les autorités roumaines, pour se faire une idée précise de la situation. Leur travail n’en est que plus exemplaire : avec le recul, on constate qu’ils se font une idée exacte des forces armées roumaines, en suivent avec soin les évolutions et les réorganisations, en estiment avec précision les forces et faiblesses, le niveau d’entraînement et la valeur opérationnelle, tout en déchiffrant les significations cachées des textes souvent obscurs qui régissent la nouvelle armée populaire, formée par les autorités communistes à partir de 1948. Lucides, ils se montrent également des observateurs éclairés des grandes évolutions politiquese comprennent que l’indépendance affichée de la direction politique roumaine par rapport à Moscou à partir des années 1960 n’est en fait qu’une autonomie limitée, et savent déchiffrer le vrai rôle des forces armées – défense vis-à-vis des ennemis extérieurs mais aussi, et surtout, ultime garantie du régime face à d’éventuels troubles intérieurs… |
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