Edmond Michelet et la démobilisation de l’armée française (1945-1946)
Nommé ministre des Armées par le général de Gaulle, le 21 novembre 1945, le grand résistant député MRP Edmond Michelet reste en fonction sous les deux gouvernements suivants avant de quitter le ministère en décembre 1946. Sa tâche principale est de réduire les effectifs des trois armées qui passent...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue historique des armées
2012
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Nommé ministre des Armées par le général de Gaulle, le 21 novembre 1945, le grand résistant député MRP Edmond Michelet reste en fonction sous les deux gouvernements suivants avant de quitter le ministère en décembre 1946. Sa tâche principale est de réduire les effectifs des trois armées qui passent de 1 100 000 hommes à 500 000 environ. Comment Michelet parvient-il à présenter à la presse, à l’Assemblée constituante, aux grands chefs de l’armée française et enfin aux militaires concernés les mesures d’épuration, de dégagement des cadres et de démobilisation ? La méthode du ministre est de multiplier les discours et des contacts personnels et de faire passer un message d’hommage aux héros de la guerre et d’espoir en l’avenir de l’armée. Surtout, il cherche à montrer que l’armée, loin d’avoir démérité pendant la période de la guerre, a largement participé à la victoire. Ce discours résistantialiste ne parvient cependant à vaincre l’antimilitarisme de la presse et de l’Assemblée, pas plus qu’il ne peut restaurer durablement la confiance d’une armée traumatisée par le choc de l’après-guerre. |
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