La IVe République et l’évolution de la politique de neutralité armée de la Suisse à l’époque de la guerre froide
Dès le début de la guerre froide, la France s’intéressa à la neutralité de la Suisse. Sur un plan politique tout d’abord, la guerre froide sortant des schémas conflictuels traditionnels, la neutralité posait problème : quelles étaient ses limites, face à un conflit idéologique total, au moins potent...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Revue historique des armées
2008
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dès le début de la guerre froide, la France s’intéressa à la neutralité de la Suisse. Sur un plan politique tout d’abord, la guerre froide sortant des schémas conflictuels traditionnels, la neutralité posait problème : quelles étaient ses limites, face à un conflit idéologique total, au moins potentiellement, et qui transcendait les limites du système interétatique classique ? Sur le plan militaire ensuite, la Suisse pouvait couvrir une voie d’invasion possible dans l’hypothèse d’une attaque soviétique. Mais la question de la valeur de l’armée suisse divisait les autorités françaises. Cependant, à partir de 1953, l’armée suisse entama une réorganisation à la fois stratégique et matérielle (qui devait la conduire jusqu’à l’actuel Modèle Armée XXI) : ce qui la fit entrer de façon décisive dans le contexte de la guerre froide. En 1955, il était clair que la stratégie de défense du Plateau impliquait pour la Suisse une collaboration avec l’OTAN. Ne disposant pas de couverture aérienne adéquate, la Suisse envisagea même une coopération avec les forces aériennes françaises. Sur un plan matériel, les échanges entre les deux pays, s’ils n’aboutirent pas toujours, devaient néanmoins être nombreux. |
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