La coopération aéronautique franco-italienne pendant la Grande Guerre
De 1914 à 1918, la France est le principal fournisseur des pays de l’Entente en matériels aéronautiques, qu’il s’agisse de cellules, de moteurs ou d’équipements. Parmi ceux de ses alliés qui bénéficient de son aide figure, à partir de 1915, dès le moment où elle entre en guerre, l’Italie. Les relati...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado: |
Revue historique des armées
2008
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | De 1914 à 1918, la France est le principal fournisseur des pays de l’Entente en matériels aéronautiques, qu’il s’agisse de cellules, de moteurs ou d’équipements. Parmi ceux de ses alliés qui bénéficient de son aide figure, à partir de 1915, dès le moment où elle entre en guerre, l’Italie. Les relations franco-italiennes dans le domaine de l’industrie aéronautique constituent une illustration éclairante de la politique générale conduite par les autorités françaises à l’égard de leurs différents partenaires. Elles montrent que loin de tous les considérer sur un pied d’égalité, elles procèdent à une véritable hiérarchisation du concours qu’elles sont décidées à leur accorder, en tenant compte de facteurs aussi divers et variés que l’importance stratégique de tel ou tel front, les circonstances militaires de l’instant et l’intérêt politique ou diplomatique qu’elles peuvent avoir à un moment quelconque du conflit à agir de la sorte. Par ailleurs, contrôlées de plus en plus étroitement par l’État, les exportations d’aéroplanes et de moteurs dépendent aussi d’un autre facteur primordial : celui de l’équipement de l’aviation militaire nationale, qui passe avant toute autre considération. En définitive, contrairement aux pratiques instituées avec les États-Unis, la Grande-Bretagne ou encore la Russie, dont elle attend un soutien conséquent, voire déterminant, la France ne s’intéresse guère avec l’Italie, hormis pendant la dernière année du conflit et dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, à la définition d’une stratégie générale commune, intégrant des sphères aussi larges que le politique, le stratégique, le militaire, l’industriel, l’économique et le financier. |
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