Le service de santé de l’armée de l’Air pendant la Deuxième Guerre mondiale
Les premiers mois de la guerre entraînent la disparition quasi-complète de l’organisation et des infrastructures dédiées à l’expertise du personnel navigant, à la recherche et à l’enseignement de la médecine aéronautique. Le secrétariat d’État à l’Aviation, créé après l’Armistice prévoit un service...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publicat: |
Revue historique des armées
2012
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les premiers mois de la guerre entraînent la disparition quasi-complète de l’organisation et des infrastructures dédiées à l’expertise du personnel navigant, à la recherche et à l’enseignement de la médecine aéronautique. Le secrétariat d’État à l’Aviation, créé après l’Armistice prévoit un service de santé (SSAir) commun à l’armée de l’Air et à l’Aviation civile. Constitué exclusivement de militaires sa direction est confiée au médecin général Goett. En même temps qu’il règle la question du recrutement, de la formation et de l’uniforme des médecins, infirmiers et infirmières, le médecin général Goett met en place une organisation qui résiste aux turbulences de l'époque et reste la base du développement du SSAir une fois la paix revenue. Après les évènements de novembre 1942, le SSAir privé d’une partie de ses effectifs et dépouillé de l’essentiel de ses moyens matériels continue à assurer dans des conditions difficiles, le soutien médical du personnel et des familles du secrétariat général à la défense aérienne. En Afrique du Nord, le SSAir est renforcé en effectifs et rééquipé par les américains. Après la campagne de Tunisie, où plus de 818 évacuations sanitaires aériennes sont effectuées, il débarque en Provence et accompagne les troupes françaises dans leur progression vers l’Allemagne. Après la libération de Paris, les SSAir de métropole et d’Afrique du Nord sont unifiés. L’ambulance médicochirurgicale de l’Air n° 401 intervient à Strasbourg, en décembre 1944, pour traiter 240 blessés et à Mengen, en mai 1945, pour en évacuer 1 935. Dans les derniers mois de la guerre, deux hôpitaux de campagne de l’armée de l’Air sont mis en service, ainsi qu’un centre de sélection psychophysiologique de l'Air et un Centre d'études de biologie aéronautique du service de santé de l'Air. |
|---|