Les troupes de marine en Afrique à la fin du XIXe siècle : le cas du Soudan français
La conquête du Soudan s’est déroulée dans des conditions particulières et cela en fait un cas à part dans l’histoire de la colonisation française car les motivations économiques sont pratiquement absentes. Le moteur de cette expansion est le nationalisme débridé des officiers des troupes de marine ;...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Revue historique des armées
2008
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La conquête du Soudan s’est déroulée dans des conditions particulières et cela en fait un cas à part dans l’histoire de la colonisation française car les motivations économiques sont pratiquement absentes. Le moteur de cette expansion est le nationalisme débridé des officiers des troupes de marine ; motivée par la volonté de contribuer à « la plus grande France » en lui donnant un nouveau morceau de terre. Les officiers des troupes de marine entretiennent un lien privilégié avec le Soudan et, sous plusieurs aspects, cette colonie apparaît même comme leur « chose ». Ils n’ont jamais eu ailleurs une telle liberté d’action que sur ce territoire qu’ils dirigent sans partage durant les vingt premières années de la conquête. Avec une attitude de mépris et d’indiscipline calculée envers Paris, les officiers pratiquent volontiers la politique du fait accompli pour obliger le gouvernement à entériner la conquête. À bien des égards, et à l’instar des territoires militaires en Algérie, c’est le « règne du sabre », selon l’expression de l’époque, qui est le mode de gouvernement. Dans ce territoire, les civils n’ont pas leur place et les relations sont souvent tendues avec les militaires. Mais cela va progressivement prendre fin avec la mise en place du gouvernement général de l’AOF en 1899. |
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