La démobilisation des morts français et italiens de la Grande Guerre

Interdit dès les premiers mois du conflit, le 31 juillet 1920 et le 11 août 1921, après de vifs débats, la France et l’Italie accordèrent, à leurs frais, le transfert des corps de leurs militaires morts durant la guerre et réclamés par leurs familles. Cette mesure démocratique et égalitaire quoique...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/rha,
Egile nagusia: Pau-Heyriès, Béatrix
Formatua: Article ou chapitre numérique
Argitaratua: Revue historique des armées 2009
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Interdit dès les premiers mois du conflit, le 31 juillet 1920 et le 11 août 1921, après de vifs débats, la France et l’Italie accordèrent, à leurs frais, le transfert des corps de leurs militaires morts durant la guerre et réclamés par leurs familles. Cette mesure démocratique et égalitaire quoique lacunaire est l’hommage suprême de la nation à ceux qui avaient sacrifié leur vie pour elle. En conséquence, la République française et le Royaume d’Italie furent les maîtres d’œuvre d’une véritable démobilisation des morts, faisant d’une affaire privée (le rapport de l’homme à la mort) une affaire d’État.