Le Tonkin, laboratoire de la « pacification » en Indochine ?
La France en Indochine doit faire face à un conflit d’un nouveau type. Devant un adversaire qui joint le politique au militaire et qui se donne pour objectif de maîtriser les populations, les états-majors des forces françaises doivent trouver de nouvelles « recettes » pour assurer la pacification de...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/rha, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Revue historique des armées
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La France en Indochine doit faire face à un conflit d’un nouveau type. Devant un adversaire qui joint le politique au militaire et qui se donne pour objectif de maîtriser les populations, les états-majors des forces françaises doivent trouver de nouvelles « recettes » pour assurer la pacification des territoires qu’ils cherchent à contrôler. Le Tonkin peut apparaître comme un laboratoire car cette région est l’enjeu d’une lutte impitoyable. Les méthodes du passé ne sont plus d’aucune efficacité sur un territoire où le Viêt-minh mène des opérations de plus en plus offensives. L’EMIFT et le gouvernement vietnamien mettent en place de nouveaux dispositifs. Les groupements administratifs mobiles opérationnels (GAMO) doivent permettre le rétablissement rapide de l’administration vietnamienne. Les bataillons légers sont conçus à l’image des troupes régionales de l’adversaire. Les TDKQ doivent permettre au commandement français de s’affranchir des missions de pacification et donner à l’armée nationaliste un outil efficace de lutte contre les infiltrations du Viêt-minh. Ces solutions, malgré un succès réel des GAMO, arrivent trop tard pour permettre un retournement favorable de la situation politique au Tonkin. Toutefois, ils auront eu le mérite de montrer que l’armée française a été capable de s’adapter. La solution n’était pas dans la réutilisation d’anciennes méthodes de pacification, mais plutôt dans une sorte d’acculturation, pour laquelle l’armée française s’est inspirée très largement de son adversaire. |
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