Les sièges de l’autorité militaire aux États-Unis

Les États-Unis donnent aujourd'hui l'image d'une nation dont le patriotisme exacerbé s'exprime par un soutien sans faille à ses forces armées, au point que l'apparente militarisation du pays est dénoncée par ses détracteurs. Pourtant, très tôt, la jeune nation américaine a e...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/rha,
Yazar: Rakoto, André
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue historique des armées 2008
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Les États-Unis donnent aujourd'hui l'image d'une nation dont le patriotisme exacerbé s'exprime par un soutien sans faille à ses forces armées, au point que l'apparente militarisation du pays est dénoncée par ses détracteurs. Pourtant, très tôt, la jeune nation américaine a eu un rapport souvent conflictuel avec la chose militaire. L'histoire des sièges de l'autorité militaire aux États-Unis en est une parfaire illustration. La période coloniale est marquée par un rejet de toute forme d'autorité militaire, et c'est le système de la milice volontaire qui s'impose. La Constitution crée une armée fédérale et un ministère de la Guerre qui s'implante à Washington, néanmoins le XIXe siècle est marqué par la prédominance du pouvoir militaire local symbolisé par les armories, multiples sièges de l'autorité des milices. Il faut attendre le début du XXe siècle pour que la milice, devenue Garde nationale, intègre une structure réellement nationale au sein des forces armées fédérales dont l'autorité s'installe au Pentagone en 1943. Ainsi, l'établissement d'un ministère de la Défense au Pentagone résulte d'un long processus qui a vu une nation à l'origine profondément pacifique devenir la première puissance militaire du monde. Ce processus, au cours duquel l’autorité militaire au niveau fédéral a longtemps été contestée par les États de l'Union, jaloux des prérogatives de leurs milices, nous montre que le chemin vers l'unité dans la défense est parfois sinueux.