Des habits d’une « nuance plus ou moins carmélite ». Coudre la bure du Carmel au XIXe siècle
Cet article s’intéresse aux pratiques et au sens de la fabrication de l’habit religieux au couvent dans la France du XIXe siècle à partir d’une étude de monastères de Carmélites déchaussées, qu’ils soient restaurés après la Révolution française ou nouvellement fondés au XIXe siècle. Ce travail de co...
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| में प्रकाशित: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| मुख्य लेखक: | |
| स्वरूप: | Article ou chapitre numérique |
| भाषा: | Français |
| प्रकाशित: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2025
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| ऑनलाइन पहुंच: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| सारांश: | Cet article s’intéresse aux pratiques et au sens de la fabrication de l’habit religieux au couvent dans la France du XIXe siècle à partir d’une étude de monastères de Carmélites déchaussées, qu’ils soient restaurés après la Révolution française ou nouvellement fondés au XIXe siècle. Ce travail de couture, archétype du travail féminin, est investi d’un sens symbolique spécifique puisque l’habit est le signe et l’incarnation matérielle de la vocation et de l’appartenance à l’ordre des Carmélites. Interdit en 1792, partiellement gardé dans la clandestinité et progressivement repris au début du XIXe siècle, l’habit fait l’objet d’un effort réglementaire renouvelé dans le contexte de la politique anticléricale de la Troisième République, le tout dans le souci constant de retrouver et de préserver une tradition vestimentaire et identitaire. Cette remise en ordre normative, qui s’opère à travers la mémoire de la Révolution et par les circulations textuelles et textiles entre couvents, accompagne la production interne aux couvents. De l’approvisionnement en tissu à la confection en passant par la coupe, la fabrication de l’habit est soumise à des contraintes socio-économiques et à l’exigence de pauvreté tout comme à l’organisation du travail au sein du monastère. Ce dernier est réservé à quelques-unes – les robières – et demeure périodique parmi l’activité laborieuse du couvent. En croisant des imprimés et des sources internes aux monastères – textes réglementaires, chroniques, livres de comptes et pièces textiles – cet article questionne, à partir de la production réglementaire concernant l’habit religieux et sa fabrication, la tension entre une quête de tradition partagée et les adaptations en pratique de monastères autonomes. |
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