La fin des vocations forcées ? Le consentement féminin à la vie religieuse (France et Espagne, XIXe siècle)
En France et en Espagne au XIXe siècle, les congrégations féminines connaissent un essor spectaculaire. Pourtant, dans l’imaginaire, les sœurs prennent le voile par suite de contraintes familiales ou de manipulations cléricales, en contradiction avec le volontariat massif qui caractérise l’entrée da...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2025
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En France et en Espagne au XIXe siècle, les congrégations féminines connaissent un essor spectaculaire. Pourtant, dans l’imaginaire, les sœurs prennent le voile par suite de contraintes familiales ou de manipulations cléricales, en contradiction avec le volontariat massif qui caractérise l’entrée dans les ordres. En articulant des sources imprimées (romans, journaux, essais) et des archives qui documentent les sorties de l’état religieux, cet article propose de déconstruire de telles représentations pour étudier le consentement féminin à la vie religieuse à partir d’un angle détourné : les trajectoires, très minoritaires, de celles qui disent ne pas ou ne plus y consentir. Ainsi, au XIXe siècle, les vocations forcées sont si peu nombreuses qu’il est préférable de se défaire de cette catégorie pour envisager les trajectoires de sœur qui disent « manquer de vocation » ou dont l’entrée en religion s’assimile à une « vocation résignée », ce qui donne avoir toute la palette du consentement des femmes à la vie consacrée. |
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