Pourquoi le préservatif n’est pas devenu un contraceptif majeur
Au tournant des xixe et xxe siècles, on assiste à l’émergence d’une industrie de masse du préservatif en caoutchouc, un dispositif technique dont la fabrication a été rendue possible par la mondialisation et qui connaît rapidement une diffusion aux quatre coins du globe. Cet article suggère que la m...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2024
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Au tournant des xixe et xxe siècles, on assiste à l’émergence d’une industrie de masse du préservatif en caoutchouc, un dispositif technique dont la fabrication a été rendue possible par la mondialisation et qui connaît rapidement une diffusion aux quatre coins du globe. Cet article suggère que la mondialisation du marché du préservatif a conduit à une uniformisation de la communication commerciale autour de cet objet, et que celle-ci a durablement influé sur sa consommation et encadré ses usages. L’étude du marketing adopté par les industriels français et étrangers sur le territoire français entre 1890 et 1940 (qu’il s’agisse des conditionnements et étiquettes choisis, des marques de fabrique et de commerce utilisées ou des stratégies publicitaires mises en place) montre que ces stratégies ont contribué à genrer le préservatif au masculin et à l’associer étroitement aux maladies vénériennes et aux sexualités extra-conjugales. La période qui voit émerger un marché mondialisé du préservatif a donc joué un rôle central dans la marginalisation durable de ce dispositif dans l’arsenal des méthodes contraceptives, a fortiori au sein des couples. |
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