Refuser l’exil  : genre et consentement à la mobilité internationale au temps des lois anticongréganistes françaises (années 1900)

À partir du cas des religieuses et religieux qui refusent de partir à l’étranger lors du vote des lois anti-congréganistes en France, cet article propose une histoire sensible de l’extraversion mondiale des communautés religieuses au moment de leur déplacement forcé, centrée sur la question du (non-...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Hlavní autor: Anrich, Inès
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue d’histoire du XIXe siècle 2024
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:À partir du cas des religieuses et religieux qui refusent de partir à l’étranger lors du vote des lois anti-congréganistes en France, cet article propose une histoire sensible de l’extraversion mondiale des communautés religieuses au moment de leur déplacement forcé, centrée sur la question du (non-)consentement à l’exil. Selon leur genre, leur position dans la hiérarchie congréganiste et les liens qu’ils et elles entretiennent avec des laïques en France, religieux et religieuses ne portent pas le même regard sur l’accélération de la mondialisation religieuse qu’entraîne l’application des lois de 1901 et 1904. Certain·e·s y voient néanmoins de nouvelles opportunités, mais d’autres une porte de sortie hors du couvent. Le refus de la mobilité internationale peut être sincère, mais il peut aussi participer d’une stratégie argumentative qui se décline notamment selon le genre (les femmes invoquent plus facilement les impératifs domestiques auxquels elles sont assignées pour justifier de ne pas partir à l’étranger).