Comment relire le XIXe siècle ? La Revue d’histoire du XIXe siècle au milieu du gué
La revue du XIXe siècle, étroitement liée à la Société de 1848, a souvent oscillé entre tradition et novation. Si elle a su ouvrir ses colonnes à des formes nouvelles de questionnement des sources, elle est restée, cependant, à l’écart des grands débats historiographiques, et du même coup elle a man...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2006
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La revue du XIXe siècle, étroitement liée à la Société de 1848, a souvent oscillé entre tradition et novation. Si elle a su ouvrir ses colonnes à des formes nouvelles de questionnement des sources, elle est restée, cependant, à l’écart des grands débats historiographiques, et du même coup elle a manqué de discernement dans des domaines qui auraient pu être les siens, celui de la construction des identités sociales par exemple. Mais cela supposait de penser les représentations, non comme expression des mentalités collectives, mais comme formes de pouvoir dans la construction du réel. En d’autres termes, l’intérêt porté à la fabrique de l’histoire par les contemporains — au sens ou ceux-ci construisent les sources et donc les traces en usage chez les historiens — fut quelque peu négligé. En marge de cette quête d’historicité, la revue est, de ce fait, restée à l’écart des débats et de leurs effets sur l’écriture de l’histoire, de ce qui fut hâtivement nommé « le tournant linguistique ».Or cette attention critique au langage, par définition historique, aurait permis et peut permettre à la revue, de renouveler le regard sur le XIXe siècle en le déplaçant du côté de l’effacement de l’événement révolutionnaire par l’analyse de la dénégation dont les révolutions ont pu faire l’objet de la part des hommes d’ordre, tous plus ou moins fondateurs de la démocratie représentative dont la République est l’héritière. |
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