Tatouages de prostituées en Italie (fin du xixe-début du xxe siècle) : lectures d’une écriture subalterne
Dès la seconde moitié du xixe siècle, nombre de médecins et experts en criminologie s’intéressent au tatouage. Ils mobilisent cette forme d’écriture à même la peau comme signe d’identification et souvent comme trace de l’appartenance des individus tatoués à des milieux moralement et socialement susp...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2023
|
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dès la seconde moitié du xixe siècle, nombre de médecins et experts en criminologie s’intéressent au tatouage. Ils mobilisent cette forme d’écriture à même la peau comme signe d’identification et souvent comme trace de l’appartenance des individus tatoués à des milieux moralement et socialement suspects. C’est ainsi qu’ils se penchent sur la diffusion de cette pratique parmi les prostituées. Cet article propose deux exercices de lecture des rares et élusives écritures verbo-visuelles qu’ils découvrent sur la peau de ces femmes. La première partie suit de près la lecture que les auteurs italiens liés à l’école lombrosienne d’anthropologie criminelle donnent de ces tatouages, centrée sur les catégories de prostituée et de primitivisme. La seconde partie de l’article vise à lire ces mêmes écritures en dehors des catégories criminalistiques, pour les situer dans le cadre des expériences sociales, mais aussi des imaginaires des femmes qui les portaient et les avaient parfois réalisées. |
|---|