Palissades et plumes de canard. Matérialité de l’écrit dans les récits d’esclaves africains-américains (1845-1861)
Les spécialistes d’histoire et de littérature africaine-américaine ont longuement commenté les scènes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qu’on trouve dans les récits d’esclaves africains-américains, en mettant l’accent sur leur dimension émancipatrice. Ils ont prêté moins d’attention à l...
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| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2023
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Les spécialistes d’histoire et de littérature africaine-américaine ont longuement commenté les scènes d’apprentissage de la lecture et de l’écriture qu’on trouve dans les récits d’esclaves africains-américains, en mettant l’accent sur leur dimension émancipatrice. Ils ont prêté moins d’attention à la matérialité même de l’écrit dans ces récits. On trouve dans les récits d’esclaves une variété étonnante de documents écrits, manuscrits aussi bien qu’imprimés, produits ou non par les esclaves : lettres, billets griffonnés, papiers d’identité, laissez-passer, cahiers d’écolier, journaux, livres, etc. Les esclaves évoluent dans un monde de textes, avec lesquels ils interagissent de multiples manières. Ces textes sont produits et déchiffrés, mais aussi détournés, envoyés par la poste, détruits, voire ingérés, y compris par des hommes et des femmes incapables de les lire. Quels écrits les esclaves mobilisent-ils dans leur lutte pour l’émancipation ? Comment les mobilisent-ils ? Quel est leur rapport à l’écrit et qu’en reste-t-il une fois la liberté obtenue ? Telles sont les questions auxquelles cet article tente de répondre, à partir de l’étude de quelques récits publiés entre 1845 et 1861. |
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