Le communalisme naît-il de la Commune ?
La Commune de Paris, référence récurrente des diverses expériences se réclamant du communalisme ou du municipalisme, constitue paradoxalement un modèle faible, voire un contre-modèle, pour le principal théoricien du communalisme, Murray Bookchin. Nous analysons ici la critique que ce dernier élabore...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2022
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | La Commune de Paris, référence récurrente des diverses expériences se réclamant du communalisme ou du municipalisme, constitue paradoxalement un modèle faible, voire un contre-modèle, pour le principal théoricien du communalisme, Murray Bookchin. Nous analysons ici la critique que ce dernier élabore du centralisme de l’expérience de 1871 et de sa célébration par Marx, et cherchons à comprendre pourquoi, par contraste, la Commune n’en reste pas moins une source d’inspiration importante pour les promoteurs actuels du néo-municipalisme. Pour interroger plus avant l’apport possible de la Commune de Paris aux traditions communalistes ou municipalistes, nous revenons ensuite à ce que les travaux historiques permettent d’affirmer quant à la réalité de l’expérience communarde. Si elle exprime bel et bien une volonté d’instaurer une République démocratique et sociale adossée au communalisme, il faut dépasser la seule échelle du Conseil de la Commune et de ses commissions, pour constater l’existence d’une démocratie directe de quartier, fondée sur les assemblées des organisations populaires. |
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