Un procès en légitimité. Adolphe Thiers. La Commune et les fondements démocratiques de la République
Il reste quelque chose de trouble au fond du dossier Thiers en 1871. Quelle était sa responsabilité, et comment la déterminer ? Depuis la Commune, le cadre privilégié pour penser le rôle de Thiers, surtout lors de la semaine sanglante de mai 1871, est le procès historiographique. A maintes reprises,...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2022
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Il reste quelque chose de trouble au fond du dossier Thiers en 1871. Quelle était sa responsabilité, et comment la déterminer ? Depuis la Commune, le cadre privilégié pour penser le rôle de Thiers, surtout lors de la semaine sanglante de mai 1871, est le procès historiographique. A maintes reprises, l’instruction a évalué la culpabilité de Thiers. Cet article ajoute des nouveaux éléments clés, surtout du point de vue de la pensée politique et juridique de Thiers, longtemps ignorée. Cet article se permet aussi un regard meta-historiographique qui interroge la mise en récit du rapport entre Thiers et la Commune sur le mode du procès. Vu l’impératif de renouveler sans cesse une discussion qui touche, d’un côté, au bien-fondé d’une Commune révolutionnaire et, de l’autre, au devenir du premier pouvoir exécutif de la République démocratique, la question est de savoir s’il ne s’agit pas d’un procès en légitimité. En ce sens, les verdicts en appel permanents venant statuer sur le rôle de Thiers dans le déroulement de la Commune sont aussi un lieu privilégié pour penser les contours du pouvoir exécutif dans la démocratie contemporaine en France. |
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