Justice, presse et politique
En se lançant à grand bruit dans la défense de Peytel, Balzac fait passer un fait divers au rang d’affaire nationale mettant en cause la justice et la presse de son temps, piliers de l’édifice politique et social. L’engagement balzacien permet ainsi d’appréhender l’inscription problématique d’un fra...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En se lançant à grand bruit dans la défense de Peytel, Balzac fait passer un fait divers au rang d’affaire nationale mettant en cause la justice et la presse de son temps, piliers de l’édifice politique et social. L’engagement balzacien permet ainsi d’appréhender l’inscription problématique d’un franc-tireur des lettres et de la politique dans l’espace public au tournant des années 1840. En transformant son plaidoyer en faveur d’un accusé seul contre tous en un mordant réquisitoire contre les tenants de l’ordre bourgeois, Balzac fait entendre une voix dissonante et solitaire, contestant la parole institutionnelle mais dénuée de légitimité et vouée à l’incompréhension. L’affaire Peytel révèle dès lors la position ambiguë d’un homme de lettres à la fois dans et contre le siècle, en quête de reconnaissance et d’autorité symbolique, mais irréductiblement inclassable et dérangeant. |
|---|