La légitimité de l’« État-famille » ? Le culte des ancêtres et les fondements de la lignée unique à l’ère Meiji

Cette étude vise à analyser les assises théologico-politiques de l’État japonais à l’ère Meiji (1868-1912). Ce type de gouvernance a été construit, d’une part, par héritage mythologique de la sacralité ancestrale et, d’autre part, par importation d’institutions juridico-politiques inspirées de l’Occ...

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
主要作者: Inenaga, Yusuke
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: Revue d’histoire du XIXe siècle 2021
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實物特徵
總結:Cette étude vise à analyser les assises théologico-politiques de l’État japonais à l’ère Meiji (1868-1912). Ce type de gouvernance a été construit, d’une part, par héritage mythologique de la sacralité ancestrale et, d’autre part, par importation d’institutions juridico-politiques inspirées de l’Occident. Si l’État Meiji est institutionnellement considéré comme l’un des modèles d’État laïc qui applique une technologie centralisatrice offrant la liberté de culte aux religions reconnues par la Constitution, en revanche, la fidélité de l’empereur à la déesse du soleil relativise son apparente rationalité. Cette gouvernance a été mobilisée pour établir le cadre national des croyances et des normes sociales : elle visait la dédifférenciation du politique, du religieux et du moral. Le recours aux mœurs ancestrales a participé de la légitimation de l’« État-famille », qui entrave la liberté de conscience individuelle.