L’opposition républicaine aux fêtes civiques du Second Empire : fête, anti-fête, et souveraineté

Cet article met en lumière un aspect méconnu de l’histoire du mouvement républicain avant 1870 : l’opposition manifestée par les républicains aux fêtes civiques du Second Empire, et en particulier à la fête nationale du 15 Août, la Saint-Napoléon. Utilisant cette occasion pour marquer leur oppositio...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Hovedforfatter: Hazareesingh, Sudhir
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Cet article met en lumière un aspect méconnu de l’histoire du mouvement républicain avant 1870 : l’opposition manifestée par les républicains aux fêtes civiques du Second Empire, et en particulier à la fête nationale du 15 Août, la Saint-Napoléon. Utilisant cette occasion pour marquer leur opposition au régime bonapartiste, les républicains déployèrent un large et riche éventail de gestes symboliques et concrets qui puisèrent dans le répertoire des traditions de « l’anti-fête » des débuts du dix-neuvième siècle. A travers ces pratiques locales individuelles et collectives, dans lesquelles les conseillers municipaux jouèrent souvent un rôle central, nous mesurons la lente reconstruction du mouvement républicain après 1851, et en particulier toute l’efficacité de son opposition à la « souveraineté » politique exercée par les bonapartistes dans les villes. En même temps, et bien qu’ils s’en défendirent, les républicains furent influencés par la fête impériale, puisant largement dans le dispositif festif du Second Empire après 1880 pour fonder la nouvelle fête nationale du 14 Juillet.