Mode d’emploi. Sur quelques feuillets dans une machine à coudre
Le petit musée privé de la machine à coudre à Londres conserve une machine de Thimonnier avec des instructions. La machine a été envoyée en 1854 à l’entreprise Herbin de Troyes. Emportée en Argentine en 1891, elle y demeure jusque dans les années 1980, rachetée alors par un collectionneur anglais. S...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2021
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le petit musée privé de la machine à coudre à Londres conserve une machine de Thimonnier avec des instructions. La machine a été envoyée en 1854 à l’entreprise Herbin de Troyes. Emportée en Argentine en 1891, elle y demeure jusque dans les années 1980, rachetée alors par un collectionneur anglais. Si la machine et plus encore, fait rarissime, le livret d’instruction ont été conservés, c’est que depuis les années 1870 Thimonnier est devenu un mythe, une de ces figures d’inventeurs malheureux prisées par l’historiographie. En analysant de près ces quelques feuilles reproduites en lithographie et annotées à la plume, c’est au contraire toute une culture mécanique faite de récits et de dessins techniques qui se fait jour, au moment même où elle se structure et où la machine à coudre se diffuse. Ce mode d’emploi souligne les usages des machines et pointe la bascule en cours d’un monde technique où pannes, usures et bricolages sont intégrés aux pratiques ordinaires, vers un monde où les machines deviennent un assemblage de pièces standards. |
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