L’exil des Alsaciens-Lorrains. Option et famille dans les années 1870
Par le traité de Francfort du 10 mai 1871, les habitants des territoires annexés par l’Empire allemand se voient accorder une clause d’« option de nationalité » qui les contraint à des choix difficiles. S’ils souhaitent conserver la nationalité française, les Alsaciens-Lorrains doivent quitter leur...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2021
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Par le traité de Francfort du 10 mai 1871, les habitants des territoires annexés par l’Empire allemand se voient accorder une clause d’« option de nationalité » qui les contraint à des choix difficiles. S’ils souhaitent conserver la nationalité française, les Alsaciens-Lorrains doivent quitter leur terre natale dans un court délai. Cette disposition juridique est appliquée de façon fort différente non seulement selon les autorités devant lesquelles est faite la déclaration d’option, mais aussi en fonction de la composition familiale, du sexe et de l’âge des déclarants. Plus de 130 000 personnes quittent alors l’Alsace-Lorraine pour s’installer principalement en France, mais la plupart ne s’éloignent pas de la frontière qui les sépare désormais de leur « petite patrie ». Accueillis comme des « réfugiés », ils bénéficient d’une importante aide juridique et matérielle de la part de sociétés de secours, et sont soutenus par les municipalités où ils s’installent, le plus souvent en famille. Les enfants d’Alsace-Lorraine font l’objet d’une attention toute particulière, si bien que des sociétés en exfiltrent vers la France avec la complicité du clergé local, afin de contourner les autorités allemandes qui n’autorisent pas les mineurs à opter pour la nationalité française. |
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