Apogée et déclin de la Saint Lundi dans la France du XIXe siècle
Durant une grande moitié du XIXe siècle, la coutume de chômer le lundi, appelée la Saint Lundi, prend une nouvelle extension en France dans le cadre de la première industrialisation. Cette coutume qui existe surtout dans l’industrie à caractère artisanal, change alors de caractère : suite au dévelop...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Durant une grande moitié du XIXe siècle, la coutume de chômer le lundi, appelée la Saint Lundi, prend une nouvelle extension en France dans le cadre de la première industrialisation. Cette coutume qui existe surtout dans l’industrie à caractère artisanal, change alors de caractère : suite au développement du travail du dimanche, le lundi chômé devient un temps autonome qui sert aussi progressivement aux activités politiques et syndicales. C’est cette dernière circonstance qui vaut à cette coutume, désapprouvée depuis des siècles, les foudres des élites religieuses, économiques, moralistes et philanthropes. En lui opposant les vertus du travail, de la famille, de la sobriété et de l’épargne, celles-ci vont la combattre énergiquement, surtout après la Commune. Mais la quasi-disparition de la Saint Lundi vers la fin du XIXe siècle s’explique aussi par la désaffection d’une grande partie de la classe ouvrière pour cette coutume dorénavant mal famée. Elle lui préfère le repos du dimanche, jour de famille, de loisirs et, désormais, d’activités politiques et syndicales. |
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