L’État français et le culte malaisé des souvenirs locaux, 1830-1870
La Monarchie de Juillet institua une nouvelle politique culturelle, poussant d’innombrables élites et sociétés savantes provinciales à cultiver leurs « souvenirs locaux ». Cet article analyse les diverses dimensions d’une politique qui se poursuivit sans changements majeurs sous le Second Empire. Il...
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| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | La Monarchie de Juillet institua une nouvelle politique culturelle, poussant d’innombrables élites et sociétés savantes provinciales à cultiver leurs « souvenirs locaux ». Cet article analyse les diverses dimensions d’une politique qui se poursuivit sans changements majeurs sous le Second Empire. Il en étudie les acteurs, les procédures, la conception du local et les divers objectifs, notamment ses visées politiques de régénération, d’affiliation et de dépolitisation. Si cette politique eut un impact significatif en province, elle se heurta aussi aux réticences de certains provinciaux, à des vicissitudes matérielles et, surtout, à deux apories internes. La première était d’ordre politique : où tracer la frontière entre l’État et la société civile dans un État-nation moderne ? La seconde était d’ordre culturel : quelle importance la nation devrait-elle conférer à des souvenirs et des identifications intrinsèquement locales ? Ces questions déjouèrent toute résolution dans les milieux officiels, provoquant contradictions, revirements, hésitations et timidité d’action. Cultivant les souvenirs locaux tout en les esquivant, cet État produisit de nouvelles contraintes dans ce domaine mais aussi — et pas toujours de son gré — de nouvelles possibilités d’expression civique et culturelle. |
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