Les Jours du Makhzen : levée d’impôt et relations communautaires dans les oasis du Touat (Sud algérien), 1700-1850
À partir d’une série de recueils de fatwas inédits, compilés entre 1700 et 1850 et provenant des oasis du Touat dans l’extrême Sud de l’actuelle Algérie, cet article propose une réflexion sur les modes de gouvernance et d’exercice de pouvoir dans les zones rurales du Maghreb précolonial, souvent env...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2020
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À partir d’une série de recueils de fatwas inédits, compilés entre 1700 et 1850 et provenant des oasis du Touat dans l’extrême Sud de l’actuelle Algérie, cet article propose une réflexion sur les modes de gouvernance et d’exercice de pouvoir dans les zones rurales du Maghreb précolonial, souvent envisagées comme des espaces « sans État » dont l’histoire politique se résume aux cycles de conflits et d’alliances entre groupes « tribaux » et dont l’histoire institutionnelle est essentiellement celle du règne de la coutume. Afin de questionner ce modèle, nous étudions l’impact du passage des colonnes expéditionnaires envoyées par les sultans du Maroc pour collecter l’impôt sur le tissu relationnel à l’intérieur des villages de la région. Comment les oasiens réagissent-ils face aux exigences fiscales d’un souverain lointain dont les agents font soudainement irruption dans un système d’administration communautaire, dominé par une oligarchie de notables autochtones largement autonomes ? L’enjeu est de comprendre les logiques internes d’un ordre socio-politique qui, un demi-siècle plus tard, est soumis à l’épreuve de la conquête coloniale. |
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