La religion et l’essor du sport en Grande-Bretagne

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, quand le mouvement évangélique atteint son apogée en Grande-Bretagne, le sport et la religion constituaient deux mondes antagonistes. Mais à partir des années 1850 les Anglicans libéraux promurent une vision plus positive du sport : ils estimaient que l...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Hlavní autor: Mcleod, Hugh
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Au cours de la première moitié du XIXe siècle, quand le mouvement évangélique atteint son apogée en Grande-Bretagne, le sport et la religion constituaient deux mondes antagonistes. Mais à partir des années 1850 les Anglicans libéraux promurent une vision plus positive du sport : ils estimaient que l’Église devait s’intéresser à tous les domaines de la vie et s’impliquer dans l’amélioration de la santé et du bien-être du peuple ; et ainsi, dans les années 1880, une large partie du clergé anglican et non-conformiste s’était converti à la « muscular Christianity ». Les liens entre le sport et la religion étaient alors particulièrement étroits dans les « public schools », où le football, le cricket, l’athlétisme et autres sports tenaient une place importante ainsi que dans les quartiers populaires où les clubs de sport et les gymnases étaient utilisés pour attirer les jeunes gens vers l’Église. Les églises continuèrent à jouer un rôle central dans la pratique du sport amateur jusque dans les années 1930. Cependant, à la fin du XIXe siècle, de nouveaux signes de tension étaient apparus : les prédicateurs chrétiens, qui voyaient le sport comme un élément parmi d’autres d’une vie équilibrée mêlant les exercices du corps, de l’âme et de l’esprit, commencèrent à s’opposer à la professionnalisation et la montée du fanatisme sportif qui semblaient exclusives de tout autre espèce d’intérêt.