L’épineuse couronne de la féminité. Féminin, religion et politique au lendemain de 1848. France-Allemagne
Dans la première moitié du XIXe siècle, le « féminin » est défini comme une catégorie de représentation et de construction identitaire chargée de connotations religieuses. La figure stéréotypée de la Femme incarne la voie de la rédemption dans les nouvelles religions et théories politiques qui veule...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Päätekijät: | , |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2008
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans la première moitié du XIXe siècle, le « féminin » est défini comme une catégorie de représentation et de construction identitaire chargée de connotations religieuses. La figure stéréotypée de la Femme incarne la voie de la rédemption dans les nouvelles religions et théories politiques qui veulent régénérer la société. Des mouvements tels que le saint-simonisme et la dissidence religieuse allemande prétendent transformer les rapports sociaux de sexe, mais se réfèrent à un principe « féminin » qui enferme les femmes dans un rôle spécifique. De même, les républicains de 1848 dotent les femmes d’une puissance symbolique et morale, et les excluent de l’universalité. Comment ce paradoxe a-t-il été reçu par des femmes qui ont cru leur émancipation possible dans les années 1830 (France) et 1840 (Allemagne), puis en 1848 ? La comparaison de l’hebdomadaire Frauen-Zeitung de Louise Otto (1849-1852) et de l’Almanach des Femmes de Jeanne Deroin (1852-1854) éclaire la construction et l’usage du lien entre féminin et religion, dans les discours des réformateurs politiques comme dans ceux des femmes qui continuent la lutte démocratique entreprise en 1848. |
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