La politique religieuse de la Seconde République

Quelques épisodes religieux de la Révolution de 1848 sont bien connus, par exemple le transfert du Christ des Tuileries à l’église Saint Roch ou la bénédiction des arbres de la Liberté. Mais, d’une manière générale, les historiens de 1848 ont prêté une plus grande attention à la religiosité quarante...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Yazar: Lalouette, Jacqueline
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Quelques épisodes religieux de la Révolution de 1848 sont bien connus, par exemple le transfert du Christ des Tuileries à l’église Saint Roch ou la bénédiction des arbres de la Liberté. Mais, d’une manière générale, les historiens de 1848 ont prêté une plus grande attention à la religiosité quarante-huitarde ou à l’histoire politique, économique et sociale de la Seconde République qu’à ses aspects religieux institutionnels. Ceux-ci ont cependant été importants. Dès le mois de mars, l’Assemblée constituante a assuré le triomphe de la liberté de conscience en levant les sanctions prononcées antérieurement à l’encontre de fidèles de cultes non concordataires. La constitution du 4 novembre 1848, promulguée « en présence de Dieu », conserve les cultes concordataires, mais supprime toute référence propre à la religion catholique. Innovation importante, son article 7 envisage que de nouveaux cultes puissent être reconnus à l’avenir. Enfin, au sein de l’Assemblée constituante, se met en place un Comité des cultes, qui comprend, entre autres, trois évêques, trois abbés, quelques représentants du catholicisme intransigeant et du catholicisme libéral, quelques anticléricaux, un protestant. Ce Comité réfléchit à une possible refonte du concordat, en s’attachant particulièrement à quelques points : le budget des cultes, le célibat des prêtres, les procédures disciplinaires au sein de l’Église, la modification du statut des desservants, que certains membres voudraient rendre inamovibles. Démocratiser l’Église — avec l’aval de Rome —, afin d’adapter ses structures à celles de la jeune République, tel est le vœu essentiel d’une partie du Comité, dont les travaux, finalement, ne porteront aucun fruit.