Les catholiques libéraux en révolution avant l’heure. Fin 1847 : Suisse - Italie – France

Depuis 1843, le « mouvement catholique », avec le comte de Montalembert à sa tête, est entré en lutte avec la Monarchie de Juillet pour la liberté d’enseignement. L’année 1847 apparaît comme un tournant : les événements de Suisse et d’Italie préparent les déchirures de 1848 au sein du mouvement cath...

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Xuất bản năm:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Tác giả chính: Milbach, Sylvain
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
Truy cập trực tuyến:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Tóm tắt:Depuis 1843, le « mouvement catholique », avec le comte de Montalembert à sa tête, est entré en lutte avec la Monarchie de Juillet pour la liberté d’enseignement. L’année 1847 apparaît comme un tournant : les événements de Suisse et d’Italie préparent les déchirures de 1848 au sein du mouvement catholique. La correspondance entre Théophile Foisset et Montalembert permet de comprendre mieux cette fracture qui repose sur des présupposés stratégiques, politiques et « culturels ». En janvier 1848, Montalembert prononce deux discours à la Chambre des pairs : l’un sur le Sonderbund, l’autre sur les événements romains. L’étude de la préparation de ces interventions montre les ambiguïtés des positions du chef de file des catholiques libéraux. Visant à la défense des intérêts religieux, ils sont nettement marqués par une prise de position politique. L’orateur, tant par stratégie que par conviction, rend solidaire la religion des intérêts conservateurs de la Monarchie de juillet. Cette confusion semble renier « l’apolitisme » jusque-là invoqué. Ozanam et Lacordaire se désolidariseront. Á la veille des événements de 1848, Montalembert a identifié la défense des intérêts religieux avec un régime qui va disparaître.