Papauté et culture au XIXe siècle. Magistère, orthodoxie, tradition
La notion de culture, dans son acception actuelle, ne constitue pas une catégorie pertinente dans le vocabulaire des responsables de l’Église romaine au XIXe siècle. Dans la Rome des papes — de part et d’autre de la suppression des États temporels du pape (20 septembre 1870) —, on ne connaît guère q...
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| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2005
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | La notion de culture, dans son acception actuelle, ne constitue pas une catégorie pertinente dans le vocabulaire des responsables de l’Église romaine au XIXe siècle. Dans la Rome des papes — de part et d’autre de la suppression des États temporels du pape (20 septembre 1870) —, on ne connaît guère que les « arts » ou les « humanités », et cette qualité s’acquiert par l’origine sociale et familiale, l’éducation et l’instruction, les modes de conversation, de sociabilité et de loisirs. La culture est ensuite un ensemble de références, de valeurs et de goûts commun. La culture est enfin un patrimoine de palais et d’églises, de collections et de musées, de bibliothèques et d’archives. On s’efforcera d’exprimer dans les catégories des clercs romains du XIXe siècle le rapport particulier que la papauté entretient avec ces trois types de culture. La culture comme formation de l’individu rencontre une exigence de magistère moral et intellectuel. À la culture comme production collective correspond un souci — qui est aussi une inquiétude de type théologique et pastoral — d’orthodoxie. La culture comme patrimoine intéresse enfin la notion catholique de tradition. |
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