Le patriotisme nomade : les exilés des États pontificaux de 1820 à 1838

Cet article présente un document édité à Rome le 31 mai 1838 par le gouverneur et directeur de la police Vannicelli-Casoni et intitulé Elenco generale degli esiliati, emigrati, e contumaci dallo Stato pontificio per Titolo politico. (Liste générale des exilés, émigrés, et condamnés par contumace par...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Glavni avtor: BORIONI, Gianfrancesco
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue d’histoire du XIXe siècle 2008
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Cet article présente un document édité à Rome le 31 mai 1838 par le gouverneur et directeur de la police Vannicelli-Casoni et intitulé Elenco generale degli esiliati, emigrati, e contumaci dallo Stato pontificio per Titolo politico. (Liste générale des exilés, émigrés, et condamnés par contumace par les États pontificaux par Titre politique). Il s’agit d’une liste de personnes indésirables — 602 noms avec indication pour chacun de l’âge, du lieu d’origine, de la condition sociale, de la cause de l’émigration et souvent d’autres renseignements sur la condamnation de l’individu cité — dressée par la police des États pontificaux et qui, pour la première fois, nous renseigne de façon détaillée, sur la composition sociale du mouvement carbonaro de l’État de l’Église entre 1820 et 1838. Cette liste est établie et éditée en 1838 parce que dans toute l’Europe et en particulier en France, terre d’exil pour beaucoup de réfugiés, il y a un reflux des organisations des proscrits. En outre, ceux qui avaient trouvé refuge en France, surtout après la révolution des États pontificaux de 1831, subissent les effets du durcissement de la politique des gouvernements de Louis-Philippe. Les autorités des États pontificaux, en perspective du retour des expatriés, veulent pouvoir faire le tri entre les ennemis éloignés à tout jamais et ceux qui peuvent réintégrer leur patrie. Cette liste est aussi l’occasion d’évoquer la situation des réfugiés italiens en France et leurs liens politiques avec les opposants à la Monarchie de Juillet.