« Bandits » recherchés aux confins algéro-tunisiens
Le banditisme à la frontière algéro-tunisienne est mis en lumière à la veille de la conquête coloniale de la Tunisie en 1881. Au-delà des raisons circonstancielles qui amènent à la mise en valeur de ce phénomène, les pratiques de banditisme sont bien réelles et visibles à l’échelle locale notamment...
Bewaard in:
| Gepubliceerd in: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
|---|---|
| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2019
|
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Le banditisme à la frontière algéro-tunisienne est mis en lumière à la veille de la conquête coloniale de la Tunisie en 1881. Au-delà des raisons circonstancielles qui amènent à la mise en valeur de ce phénomène, les pratiques de banditisme sont bien réelles et visibles à l’échelle locale notamment dans la tribu des Beni Salah. L’exacerbation de pratiques parfois anciennes et relevant du banditisme s’explique par un contexte colonial bien précis. Le territoire analysé est en effet grevé de grandes concessions forestières attribuées aux bénéfices d’aristocrates ou de grandes fortunes françaises du Second Empire qui en convoitent les produits. À cela s’ajoute la mise en place de centres de colonisation qui captent les terres les plus fertiles de la tribu. Mettant en cause l’autorité coloniale, ces actes de banditisme sont promptement réprimés par l’administration qui se heurte pourtant à des difficultés en la matière du fait de l’hostilité que les colonisés manifestent envers elle. Parvenant à cibler, malgré tout, les « bandits » et leur milieu, l’autorité coloniale écrase brutalement cette forme de contestation. |
|---|