Du bon usage de la randonnée
L’excursion en montagne gagne progressivement en légitimité en France dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle se structure sous le Second Empire autour d’une multitude d’associations (sociétés savantes, de loisirs et gymniques) qui en font un référent obligatoire. C’est notamment le cas en Alsac...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2018
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’excursion en montagne gagne progressivement en légitimité en France dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle se structure sous le Second Empire autour d’une multitude d’associations (sociétés savantes, de loisirs et gymniques) qui en font un référent obligatoire. C’est notamment le cas en Alsace, territoire où « l’esprit d’association » est particulièrement développé. L’objet de cette contribution est de montrer que les regroupements locaux vont diversement appréhender l’activité pédestre, accentuant ses dimensions savantes, touristique ou roborative. En même temps, nous verrons qu’ils contribuent communément à échafauder un nouvel « habitus du randonneur urbain » local ; synthèse originale entre morale helvético-protestante, romantisme allemand et modèle touristique anglais d’un côté, nouveau « sentiment de soi » de l’autre. Ils jettent en cela les bases d’un vaste mouvement excursionniste préparant le succès, après la guerre franco-prussienne et l’annexion de l’Alsace au Reich wilhelminien, du Vogesenklub (Club Vosgien). |
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