Du déclin à la transformationRéflexions sur un nouveau paradigme en histoire ottomane
Cet article propose une réflexion historiographique sur l’émergence d’un nouveau paradigme dans les études ottomanes : la transformation. Il examine le lien entre deux moments historiographiques successifs, rattachés à deux périodes différentes de l’histoire ottomane et qui ont suscité une productio...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2017
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article propose une réflexion historiographique sur l’émergence d’un nouveau paradigme dans les études ottomanes : la transformation. Il examine le lien entre deux moments historiographiques successifs, rattachés à deux périodes différentes de l’histoire ottomane et qui ont suscité une production de nature et d’importance différentes : d’une part, la critique des théories du déclin ottoman très largement étayée par les études ottomanes des XVIe-XVIIIe siècle conduites au cours des trois dernières décennies du XXe siècle ; d’autre part, la caractérisation du XIXe siècle comme un nouvel âge d’or de la transformation dans des articles et ouvrages parus en nombre croissant depuis quinze ans. Après avoir interrogé la nouveauté de ce paradigme à la lumière des thématiques dominantes et pourtant écornées (crise de l’État, échec de la réforme), il propose de mesure son utilité au regard des enjeux et des perspectives de la recherche. Au total, il apparaît que si le transformationnisme diffère du déclinisme en ce qu’il se défend de proposer un modèle d’explication global au devenir général de l’Empire ottoman, il le prolonge en ce qu’il reste marqué par deux traits dominants qu’il entend pourtant dépasser : la toute-puissance de l’histoire des institutions ; une pensée de la modernisation qui ne dit pas son nom. Bref, sous couvert d’appel au renouvellement paradigmatique, la pétition de principe reproduit les habitudes de la profession. |
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