Janissaires, ingénieurs et prédicateurs.
Cet article propose une analyse de certains aspects des reformes militaires dans l’Empire ottoman a la fin du XVIIIe siecle et au debut du XIXe siecles. Il montre comment les techniques militaires euro-ottomanes et les activistes Naqshibandi-Mujaddidi provenant de l’Inde et de l’Asie centrale ont cr...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2017
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article propose une analyse de certains aspects des reformes militaires dans l’Empire ottoman a la fin du XVIIIe siecle et au debut du XIXe siecles. Il montre comment les techniques militaires euro-ottomanes et les activistes Naqshibandi-Mujaddidi provenant de l’Inde et de l’Asie centrale ont cree une alliance discursive, etablissant les conditions du nouvel ordre ottoman (Nizam-ı Cedid), reposant sur des reformes militaires et administratives. Cette alliance defiait les janissaires, enorme ≪ establishment ≫ socio-militaire qui reclamait un role de gardien de l’ordre etabli face a des transformations soudaines. Le nouvel ordre, qui a constitue un moment global dans l’Empire ottoman, n’etait pas un mouvement que l’on puisse elucider en utilisant le paradigme de l’occidentalisation. Au contraire, le nouvel ordre ottoman etait un mouvement de reformes encourage par l’influence de sciences militaires d’origine europeenne et par un courant de critiques morales et religieuses provenant de l’Inde et de l’Asie centrale. Ces deux vagues d’hommes et d’idees se sont alliees et ont ete a l’origine d’un discours de discipline en faveur du nouvel ordre militaire,administratif et, au cours du temps, social et religieux dans l’Empire. |
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