Mobilités d’entrepreneurs et circulations des techniques : les chantiers portuaires de Dussaud frères d’un rivage à l’autre (1848‑1869)

Influencée par le dynamisme des études transméditerranéennes, cette contribution à l’histoire des chemins de l’innovation se fonde sur un cas de mobilité entrepreneuriale au sein des travaux publics maritimes. Depuis les côtes provençales jusqu’à l’embouchure du canal de Suez en passant par les riva...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Autore principale: Bartolotti, Fabien
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue d’histoire du XIXe siècle 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Influencée par le dynamisme des études transméditerranéennes, cette contribution à l’histoire des chemins de l’innovation se fonde sur un cas de mobilité entrepreneuriale au sein des travaux publics maritimes. Depuis les côtes provençales jusqu’à l’embouchure du canal de Suez en passant par les rivages de l’Algérie puis de la Manche, l’exploration suit le parcours d’une société familiale spécialisée dans la fourniture de matériaux, la fondation de jetées et le creusement de bassins. L’introduction inédite de procédés chimiques, mécaniques et électriques conjuguée à la rationalisation croissante des opérations reflètent l’effervescence d’un secteur en pleine mutation au milieu du XIXe siècle. Aussi les réalisations de Dussaud frères invitent-elles à éclairer les logiques unissant déplacements patronaux, circulations de savoir-faire et expérimentations, tout en interrogeant les interactions entre les acteurs du génie civil ainsi que la diffusion informationnelle des nouveautés. Dans le contexte du percement de l’isthme de Suez, le propos suggère, en outre, de replacer les accomplissements techniques des chantiers égyptiens dans un ensemble plus vaste où les échanges entre Marseille et Alger jouent un rôle moteur.