Migrant-e-s entre deux empires. Journaliers agricoles espagnols à Cuba et en Algérie dans les années 1880-1890
L’émigration espagnole devient massive après les années 1880 et s’oriente essentiellement vers des territoires liés à l’ancien empire. A l’inverse d’autres flux migratoires européens, la majorité des sorties s’oriente vers des territoires encore coloniaux, et tout particulièrement vers la Cuba espag...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2015
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’émigration espagnole devient massive après les années 1880 et s’oriente essentiellement vers des territoires liés à l’ancien empire. A l’inverse d’autres flux migratoires européens, la majorité des sorties s’oriente vers des territoires encore coloniaux, et tout particulièrement vers la Cuba espagnole et vers l’Algérie désormais française. Cet article compare ces deux derniers flux en s’interrogeant sur ce qu’ils révèlent du rapport des classes populaires espagnoles à la colonisation pendant cette « ère des empires ». A Cuba, autorités et planteurs appellent les journaliers de métropole à « fidéliser » l’île et à surmonter le déficit de main d’œuvre qui fait suite à l’abolition de l’esclavage (1886). En Algérie en revanche, les arrivées de saisonniers espagnols, particulièrement massives dans l’Oranais, sont loin d’être encouragées par les autorités. En reprenant deux bibliographies qui s’ignorent et en comparant quelques lieux précis d’installation des travailleurs agricoles, cet article relativise les différences entre Cuba et l’Algérie, et montre comment les migrants espagnols pauvres se placent dans chaque territoire sur les lignes de faille des sociétés coloniales. |
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