Le département du Mont-Blanc en 1814-1815. Nationalité et Restaurations en situation de frontière
Avec la chute de l’Empire, l’avenir de l’ancien duché de Savoie, annexé à la France en 1792, est incertain comme le prouvent les hésitations sur les limites du nouveau département du Mont-Blanc. Si les élites locales n’ont pas de prise directe sur un règlement territorial qui relève de la diplomatie...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2015
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Avec la chute de l’Empire, l’avenir de l’ancien duché de Savoie, annexé à la France en 1792, est incertain comme le prouvent les hésitations sur les limites du nouveau département du Mont-Blanc. Si les élites locales n’ont pas de prise directe sur un règlement territorial qui relève de la diplomatie, elles vont toutefois se mobiliser en 1814-1815 pour refuser le partage de la Savoie entre la France et le royaume de Sardaigne. Le desserrement de la surveillance et le climat d’incertitude liés aux opérations militaires et aux changements d’administration encouragent, sinon la politisation, du moins la circulation et la réception d’un discours de type « nationalitaire ». Paradoxalement, ce sont les élites conservatrices qui s’emparent avec succès des virtualités d’aspirations nées de la Révolution, en recourant de surcroît à l’argument du vœu des populations et des droits d’un peuple. Aussi, sous l’apparente discontinuité des années 1814-1815, marquée en Savoie par le transfert de nationalité et la marche vers une restauration sarde qui se veut intégrale, s’affirme, au moins dans l’ordre rhétorique, le travail continu des principes issus de la Révolution. |
|---|