Rumeurs et expériences collectives de la discontinuité temporelle (1814-1815)

La circulation des rumeurs fut l’un des principaux symptômes de l’état de fermentation que connut la France au début des deux restaurations et durant les Cent-Jours. En 1814 et 1815, un sentiment général d’instabilité politique a favorisé la prolifération des fausses nouvelles dans l’espace public....

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Autore principale: Ploux, François
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Revue d’histoire du XIXe siècle 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La circulation des rumeurs fut l’un des principaux symptômes de l’état de fermentation que connut la France au début des deux restaurations et durant les Cent-Jours. En 1814 et 1815, un sentiment général d’instabilité politique a favorisé la prolifération des fausses nouvelles dans l’espace public. Les Français vivaient dans l’incertitude du lendemain. Et les rumeurs, lorsqu’elles suggéraient l’imminence d’une grave perturbation politique, contribuaient à entretenir ce climat d’expectative. Certaines rumeurs annonçaient sans détour un événement sur le point d’advenir. Les plus nombreuses concernaient le retour de Napoléon. On s’attachera, dans cet article, à interroger le type de rapport au temps que révèle cette gigantesque fausse nouvelle aux allures de prophétie.