Le « pluralisme juridique ». Au fil d’un conflit de succession en Méditerranée à la fin du XIXe siècle

En 1887, six ans après la colonisation de la Tunisie par la France, disparaissait à Florence un esclave affranchi, ancien ministre de la province ottomane de Tunis. Examinant les multiples conflits qui ont surgi autour de la succession de ce dignitaire, cette étude explore les apports et les limites...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Autor Principal: Oualdi, M’hamed
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue d’histoire du XIXe siècle 2014
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:En 1887, six ans après la colonisation de la Tunisie par la France, disparaissait à Florence un esclave affranchi, ancien ministre de la province ottomane de Tunis. Examinant les multiples conflits qui ont surgi autour de la succession de ce dignitaire, cette étude explore les apports et les limites du concept de « pluralisme juridique ». Les situations de coexistence entre au moins deux systèmes légaux révèlent des dynamiques complexes : à la fois, une formulation privilégiée des conflits par le droit, dans des moments d’intégration financière poussée avec l’Europe et de flottement des appartenances juridiques ; mais aussi une redéfinition plus générale des sphères juridiques, notamment une essentialisation d’un champ normatif musulman. Ce concept pose aussi la question de la prise en compte des normes extra-judiciaires (service de l’État, engagements financiers), des liens entre sphères normatives et de nos manières d’appréhender les archives judiciaires.