Écrire l’histoire des émotions : de l’objet à la catégorie d’analyse

L’histoire des émotions a connu depuis une dizaine d’années un développement spectaculaire, avec des résultats inégaux. Cet article s’efforce de rendre compte des principales directions dans lesquelles cette histoire s’est engagée, et d’en proposer un premier bilan critique. Cela suppose au préalabl...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Asıl Yazarlar: Deluermoz, Quentin, Fureix, Emmanuel, Mazurel, Hervé, Oualdi, M’hamed
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue d’histoire du XIXe siècle 2014
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:L’histoire des émotions a connu depuis une dizaine d’années un développement spectaculaire, avec des résultats inégaux. Cet article s’efforce de rendre compte des principales directions dans lesquelles cette histoire s’est engagée, et d’en proposer un premier bilan critique. Cela suppose au préalable de mettre au jour les tensions, souvent implicites, auxquelles elle se heurte, engendrant de nombreux débats. Parmi ces tensions figurent les partages entre nature et culture, langage et expérience, individuel et collectif. A partir d’une historiographie essentiellement dix-neuviémiste, l’article propose de faire de l’émotion non un objet clos, mais une catégorie d’analyse transversale, un moyen de capter le social touchant à tous les domaines de l’investigation historienne. Ainsi comprises, les émotions peuvent être saisies dans leur historicité et corrélées aux capacités d’agir et de juger des acteurs. L’analyse envisage ensuite de possibles applications empiriques, autour de trois terrains d’enquête inégalement explorés par l’historiographie des émotions au XIXe siècle : le politique, la guerre et le colonial.