L’historiographie catholique face au Risorgimento
En 1961, à l’occasion du premier centenaire de l’unification italienne, la participation des autorités ecclésiastiques aux célébrations s’est caractérisée par la volonté de dépasser les divisions héritées du Risorgimento. Les commémorations du cent cinquantième anniversaire nous confrontent à un mon...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/rh19, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Revue d’histoire du XIXe siècle
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | En 1961, à l’occasion du premier centenaire de l’unification italienne, la participation des autorités ecclésiastiques aux célébrations s’est caractérisée par la volonté de dépasser les divisions héritées du Risorgimento. Les commémorations du cent cinquantième anniversaire nous confrontent à un monde catholique marqué par une grande pluralité de positions. Les « traditionalistes », qui, en condamnant l’unification, manifestent leur nostalgie d’une situation politique antérieure, ont désormais acquis des positions académiques qui leur permettent de dissimuler sous un voile universitaire leur idéologie anti-unitaire. La hiérarchie ecclésiastique italienne se rallie à un bilan positif de l’unification. Mais, en présentant le catholicisme comme le trait essentiel de l’identité nationale, l’Église souligne la distance qui sépare l’État italien de cette dimension identitaire. Les catholiques démocrates essaient certes de promouvoir une « histoire réelle » des rapports entre l’Église et l’État, mais sans pouvoir se détacher de la thèse d’une équivalence fondamentale entre catholicisme et nation. |
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