1848 à Venise  : l’imaginaire politique d’une révolution italienne

Alors que la France est une république depuis février 1848, l’avocat Daniele Manin proclame lui aussi la république à Venise dans son discours du 22  mars 1848. Il déploie un certain nombre d’allusions politiques qui placent la nouvelle république de Venise dans un complexe tissu de références natio...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/rh19,
Yazar: Brovelli, Ivan
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Revue d’histoire du XIXe siècle 2012
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Alors que la France est une république depuis février 1848, l’avocat Daniele Manin proclame lui aussi la république à Venise dans son discours du 22  mars 1848. Il déploie un certain nombre d’allusions politiques qui placent la nouvelle république de Venise dans un complexe tissu de références nationales et internationales, qui peuvent sembler disparates au premier abord, mais qui témoignent d’une volonté d’appropriation des idéaux démocratiques. Dans un contexte d’effervescence politique et militaire, Manin manipule des concepts dont les références semblent contradictoires  : la république, la Sérénissime ou celle de 1789  ? La patrie locale, municipale, dont le lion ailé est le symbole triomphant ou l’Italie en devenir, incarnée par le drapeau tricolore  ? L’indépendance  ? Mais pour recouvrer l’autonomie en Adriatique ou confluer dans un État-nation italien libéré de toute domination étrangère  ? Les contemporains, et par la suite les historiens, ont considéré que le «  campanilisme  » dont ont fait preuve les mouvements insurrectionnels italiens en 1848 était la raison profonde de leur échec. Toutefois il serait réducteur de considérer ces interrogations exclusivement comme la preuve d’une fragilité politique  ; il faut au contraire les concevoir comme des tentatives pour rendre intelligible des idées qui, au milieu du XIXe siècle, relèvent pour la plupart des Italiens de la plus pure abstraction.